29 juillet 2012

Tim Burton à la Cinémathèque Française



Contrairement à beaucoup dans mon entourage, je suis un amateur conditionnel de Tim Burton. Je n'apprécie pleinement que quelques films - The Nightmare Before Christmas en tête - alors que je m'ennuie dans beaucoup d'autres. Et je ne suis pas la tendance générale de la critique française qui veut absolument voir en lui un rebelle angoissé et défenseur des parias en opposition à l'Hollywood traditionnel. Je l'ai toujours trouvé mainstream dans sa thématique et profondément ancré dans l'héroïsme américain traditionnel... mais avec des images gothiques et une tendance à l'ironie lourde. Là où certains voient des baisses de régimes ou des trahisons thématiques dans Planet of the Apes ou Charlie and the Chocolate Factory, je vois son niveau standard. J'aime ses atmosphères, mais je m'ennuie franchement dans ses scènes d'action plan-plan. Et je ne m'acharne pas à intellectualiser ses films plus qu'ils ne le nécessitent.

Mais dans cet état d'esprit, pourquoi diable ai-je fait l'aller-retour en pleine semaine à Paris pour me noyer une grosse heure dans la foule qui envahit quotidiennement l'expo Tim Burton de la Cinémathèque Française?

Parce que j'adore son travail graphique, ses storyboards, ses layouts, ses livres pour enfant et ses courts-métrages d'animation. Alors que ses films sont souvent édulcorés par les contraintes des studios, ses dessins gardent toute leur force évocatrice.

L'expo est riche et met parfaitement bien en évidence l'évolution de sa technique et de son style, depuis ses premiers cahiers de classe jusqu'aux production drawings les plus achevés.

Un mur était consacrée au story-board de son court-métrage Vincent, mon oeuvre préférée.



J'aurais aimé photographier chaque dessin pour mon étude personnelle, mais les photos étaient interdites. Les gardiens zélés ne se contentaient pas de dire "pas de photo" aux contrevenants, ils faisaient effacer toutes celles qui leur avaient échappé avant leur intervention.

Bredouille, je me suis rabattu sur l'achat de quelques cartes-souvenirs et du livre officiel alors que je m'étais juré de limiter mes dépenses au seul catalogue s'il était différent de celui du MoMA que j'avais déjà. Je pensais sortir 15€, j'en ai dépensé 50. Et je me suis coltiné un bouquin de 7 kilos pendant une journée entière d'errance parisienne. Bon j'arrête de râler: la mine d'or est dans ma bibliothèque.


Ma sélection Tim Burton:
Le site officiel de Tim Burton

Un petit dernier pour la route. S'il a le même ton que cette bande-annonce-là, Frankenweenie a aussi de fortes chances de me plaire.

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