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20 août 2016

5 choses que j'ai aimées ces dernières semaines #5


J'ai eu des semaines difficiles au niveau pro et j'ai n'ai eu de temps que pour le micro-blogging. Je finirai par croire qu'après toutes ces années sur le web, Instagram est le format qui me convient le mieux. Et puis, malgré l'intensité de cette période, j'ai eu du mal à me sortir la tête du guidon pour vraiment profiter des moments positifs. Certains ont réussi toutefois à attraper mon attention (comme cette enseigne improbable).

Penny Dreadful - Saison 2

Penny Dreadful revient de loin. Après une première saison en dents de scie, je l'avais sortie de mes priorités. Avec une pointe de regrets: j'aimais Dorian Gray, les créatures de Frankenstein, Vanessa Ives et l'ambiance gothique, mais le reste m'ennuyait solide. Les commentaires élogieux de Mélanie Fazi qui venait d'achever la 3ème saison m'ont décidé à lui donner une seconde chance. Je suis resté scotché pendant toute cette deuxième saison. Il devient clair que la fascinante Vanessa jouée Eva Green est le vrai personnage central et qu'elle marche lentement vers un destin tragique. Et mes autres favoris suivent aussi un chemin vraiment intéressant.



Les escape games d'Enigma Escape à Toulouse

De toutes les salles testées à travers l'Europe (Paris, Bruxelles, Toulon, Edimbourg, Budapest, Lille, Lausanne, mince...), les Enigma Escape de Toulouse sont de loin les meilleures, tant par leur histoire que par leur ambiance. Cet été nous avons tenté de nous échapper en famille de Oh, no, zombies et de Braqueurs amateurs. Je ne peux évidemment pas dévoiler le déroulement ici, tout ce que je peux dire, c'est que les game masters toulousains ont un vrai sens du WOW effect: il y a toujours 3-4 endroits dans chaque aventure qui font tomber la mâchoire de surprise et monter la tension d'un cran.

la chasse au zombie se fait en famille
Providence Tome 1 et 2

Alan Moore + Lovecraft. La combinaison rêvée pour les fans de Cthulhu et de comics de haut vol tient ses promesses. Le téléscopage des Grands Anciens, de l'histoire américaine et d'autres références inattendues donne véritablement le vertige. Cela fait des années que je n'ai pas été aussi satisfait de l'achat d'une BD et j'avais tellement envie de continuer la lecture immédiatement que j'ai acheté le tome suivant en format Kindle, ma toute première BD en format électronique.

Une photo publiée par M. Tout-le-Monde 🇧🇪❤️🇫🇷 (@mtlm) le

Dédale Tome 1 et 2

Dédale, un manga en deux tomes, est une ode aux gugusses originaux et à la pensée oblique. Au-delà de l'histoire de science-fiction assez originale, j'ai été séduit par le personnage de Reika, l'otaku frappadingue qu'on regarde de haut dans le monde réel mais qui est la seule capable de résoudre l'énigme du monde virtuel où est emprisonnée une partie de l'humanité (flûte, j'en ai peut-être déjà trop dit).


Le donburi tempura de Little Tokyo

Little Tokyo est une de mes cantines préférées à Bruxelles, malgré une carte où je ne trouve pas mon compte. C'est sur les suggestions du jour et le brunch du dimanche qu'ils se rattrapent très bien. Cette semaine, il proposaient un donburi au tempura d'un peu de tout qui était juste parfait.

Une photo publiée par M. Tout-le-Monde 🇧🇪❤️🇫🇷 (@mtlm) le


Et vous? Qu'avez-vous aimé ces dernières semaines?


3 juillet 2016

5 choses que j'ai aimées cette semaine #4


Je suis désespérément unitâche. Trop préoccupé par mon compte Instagram et quelques obligations professionnelles lors de notre court séjour à Edimbourg, j'ai zappé et je n'ai pas redémarré. Relancer la balle après l'avoir lâchée est toujours difficile pour moi.

Cela posé, on reprend les bonnes habitudes, avec de l'âge d'or hollywoodien, de la photo, des punks, de la vengeance et du thé.

Hail Caesar!

Pas le plus inoubliables des Coens. Excellent quand même. Je ne sais pas combien il reste de spectateurs dans le monde pour apprécier ce genre de film sur l'âge d'or hollywoodien, mais j'en fais partie. Je me suis gondolé pendant les conversations sur le communisme ou la représentation de Jésus, quand des personnes qui se prennent très au sérieux pataugent dans des raisonnements absurdes.



Read this book if you want to take great photographs

Toujours occupé à explorer et accroître ma maîtrise de la photographie, j'ai acheté Read this book if you want to take great photographs chez Urban Outfitters à Edimbourg pour m'occuper dans les salons de thé.  Read this book if you want to take great photographs of people a rapidement suivi. Deux livres courts avec des explications très simples et d'excellents exemples pour libérer les bons réflexes. Bien meilleurs que les 2 x 15 heures de cours que j'ai reçu pendant mes études. Je mets déjà en pratique les trois-quarts mais j'ai appris de nouvelles choses. Je les recommande si vous débutez ou si vous cherchez à élargir vos perspectives de photographe. Gag, je n'ai pas de photo.

Business for punks

En ces temps professionnels incertains où l'ancien n'est plus satisfaisant et le nouveau peine à s'imposer, je cherche toutes les sources d'inspiration possibles pour faire avancer mon activité d'indépendant. Business for punks, écrit par un des fondateurs de Brewdog, m'a redonné le moral après une grosse baisse de régime. Avancer à grand coups de pompe dans tout (métaphoriquement, hein), ça réveille.

Une photo publiée par Spacerocket.be (@spacerocketbe) le


Game of Thrones S06E10

OK, l'épisode était vraiment remarquable et est entré dans mon top faïve des meilleurs épisodes de toutes les séries du monde. Il fallait bien ça pour faire oublier une saison un peu plus bancale que les autres. Les suivantes seront plus courtes, ça évitera les scènes de remplissage bâclées comme dans celle-ci. Le parallèle entre les scènes de Cercei et celles de Michael Corleone à la fin de The Godfather m'a beaucoup amusé.

*** Attention Spoilers ***



Un thé à l'Unami avec celle que j'aime

Le thé est bon, la salle est belle, les scones sont délicieux, l'endroit est calme. L'endroit idéal pour s'installer en couple chacun avec un livre. Nos lectures nous séparent, mais l'expérience nous relie.

Une photo publiée par M. Tout-le-Monde 🇧🇪❤️🇫🇷 (@mtlm) le

6 juin 2016

Remember souvenir


J'ai bien failli louper Remember Souvenir, expo éphémère qui occupe le bâtiment abandonné Solvay dont la rénovation est imminente. Je m'en serais beaucoup voulu, parce l'opportunité de visiter une oeuvre magistrale pareille n'arrive pas souvent dans nos contrées.

Le site officiel décrit l'expo ainsi:
Denis Meyers peint les murs, les portes, les fenêtres, la façade, le toit. Il empile les mots, il décharge les souvenirs. Il fait couler les phrases, des centaines de phrases, des milliers de phrases, qu'il écrit à la bombe. Il tire les portraits à la bombe encore. Plus de 1500 bombes de peinture noire utilisées pour l'instant dans cette oeuvre qui n'en finit pas. Ce sont quelques 150 carnets de dessin, accumulés depuis vingt ans, qui servent de point de départ à l'habillage quasi cathartique du lieu. Il en reprend des extraits parce que c'est une matière qui lui tient à cœur. D'où le nom de cette exposition : Remember Souvenir. Cela replonge l'artiste dans ses souvenirs, "c'est aussi affronter ce que je vivais quand j'ai commencé ce travail dans le bâtiment Solvay" confie Denis Meyers. On retrouve sur les murs les prénoms de ses enfants, de ses amis, un extrait du poète René Char pointé comme un mantra, des portraits de la scène musicale qu'il a suivie depuis vingt ans. Ceux du cercle précieux de la famille, ceux des inconnus qu'il croise chaque jour aussi, des sentiments de l'instant, des réflexions plus intenses, des mots posés comme des chocs... Mais quand il touche à l'intime, Denis Meyers serre les mots, complexifie l'écriture, sans lecture possible, pour se préserver. Une oeuvre intime qui n'en est que plus touchante en se livrant de manière brute et forte tout en se protégeant.
Une oeuvre intime de... 20.000m2! Un gigantesque mind-palace obsessionnel où l'apparente destruction sert de support aux émotions les plus vives.

On l'avait annoncée mi-mai, puis fin mai, puis début juin. Et bien non, la rénovation n'a toujours pas commencé et on prévoit encore des dates des visite jusqu'au 12 juin. Si ça se trouve, en tirant un peu dessus, les congés du bâtiment rajouteront un mois de visites supplémentaires.

Les meilleures photos vous donnent une idée de l'espace, mais ne rendront jamais la puissance de l'exploration réelle. Pour vraiment en profiter, vous n'avez pas le choix: allez la visiter tout de suite.


Visites:

Visite guidée obligatoire organisée par Arkadia.be
44 rue du prince Albert, 1050 Bruxelles.


















5 juin 2016

5 choses que j'ai aimées cette semaine


Un thé chez Ladurée

Le salon Wittamer étant réservé pour un événement privé, Celle que j'aime, moi-même et nos amis lillois avons traversé le Sablon pour notre thé de fin de journée. Je ne l'aurais pas fait spontanément (Ladurée est hors de mon radar culinaire) et je ne le referai pas spontanément non plus. Ca ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié, au contraire.

Byôsoku 5 senchimêtoru (5 centimètres par seconde)

Après la découverte de The Garden of Words, il était tentant de poursuivre l'exploration de la filmographie de Makoto Shinkai. Premier arrêt: 5 centimètres par seconde, qui raconte la difficile relation à longue distance entre deux adolescents. On a un peu l'impression de voir le même film, avec une technique plus rudimentaire et de la neige à la place de la pluie, mais l'émotion est aussi au rendez-vous. Si vous voulez en profiter, il est disponible en entier sur Youtube.



Marcella


L'ennuyeux quand on a l'habitude du meilleur, c'est qu'on a du mal à se satisfaire du juste bon. Après les sommets Bron et Trapped, Celle que j'aime et moi peinons pour trouver des séries du même niveau.  Sans atteindre la puissance des deux autres séries, Marcella passe néanmoins la barre. Ecrit par le créateur de Bron, Marcella fonctionne sur le même principe: une enquête policière terrifiante menée par un esprit dérangé. Londres à remplacé Copenhague et Malmö et les crises de colère incontrôlable ont remplacé l'autisme. 



Le retour de MTLM en BD

La machine a dessin s'est remise en route et n'est pas prête de s'arrêter. Mon premier dessin est sorti tout seul, sans effort, et ça m'a fait beaucoup de bien.



Remember Souvenir

L'expo du moment à Bruxelles. Une expérience extrême, puissante et inoubliable. Je vous en dirai plus dans mon article de demain.
Site officiel


Et vous, qu'avez-vous aimé cette semaine?

29 mai 2016

5 choses que j'ai aimées cette semaine


La Super Food Purasana


J'ai beaucoup tâtonné pour trouver la bonne recette, mais j'y suis arrivé. J'ai remplacé mes protéines whey quotidiennes par des poudres végétales Purasana. 1/2 l de lait d'amande, 1/2 avocat, 1 grosse cuillère de wheat grass ou de hemp protein, un peu de spiruline et graines de lins et roulez... J'ai laissé tomber le beurre d'amandes et les épinards. Je perds peut-être en protéines mais je gagne en goût. C'est bon pour la santé ET agréable à boire (enfin!).

Purasana: site officiel - Amazon

Koto no ha no niwa (The Garden Of Words)

Cinefix a osé en faire le n°1 de son Top 10 Most Beautiful Animated Movies of All Time. Je n'irai pas jusque là, mais je dois bien reconnaître que The Garden Of Words s'est imposé immédiatement dans les hautes sphères grâce à son graphisme exceptionnel. J'ai laissé l'histoire et ses tendances mélodramatiques lourdes de côté pour retenir la contemplation sublime de la pluie à Tokyo. Il ne dure que 49 minutes, mais elles sont inoubliables.


Game of Thrones S06E05 The Door *** Spoilers ***

Il aura fallu attendre le 65ème épisode de Game of Thrones pour que je sois enfin satisfait à l'apparition du générique de fin. Jusqu'à présent - même si j'apprécie la série dans son ensemble - j'ai toujours trouvé quelque chose à redire: problème de dosage du sang et des fesses, des longueurs, des oublis, de la facilité.... Et là pouf, l'impression que tout s'équilibre en une fois. Rien de tel qu'une terrible tragédie qui frappe un innocent, minutieusement préparée tout au long des 6 saisons, pour faire oublier les réserves passées.



Une tarte au citron de Sinstreetfood

Sinstreetfood est mon foodtruck chéri du moment qui fait la tournée des marchés à Bruxelles. Je le croise le dimanche à Flagey et le mardi au nouveau marché bio de la Place du Luxembourg. Leur tarte au citron est une tuerie.


La totale chez Lasagna Tiramisù

Le grand plaisir du régime flexible est qu'on n'a pas vraiment à se priver. Tant qu'on est aligné dans les macros, ça passe. Et si on dépasse, c'est rattrapable. Vendredi, j'ai explosé mes macros sans remord au Lasagna Tiramisù en charcuteries, fromages, lasagne au saucisson piquant et tiramisù aux noisettes. Fidèle à mes habitudes, j'ai complètement oublié le nom des diverses spécialités. Si vous voulez un guide culinaire détaillé, foncez vérifier sur place.

Et vous qu'avez-vous aimé cette semaine?

22 mai 2016

5 Choses que j'ai aimées cette semaine


Bia Mara

En mai 2013, je jurais solennellement que je ne mangerais plus jamais de fish 'n chips. Après 3 ans d'ajustement alimentaire et de fitness, c'est avec joie que j'annonce le retour du fish 'n chips dans mes habitudes alimentaires. Mais pas n'importe lequel: celui du Bia Mara, le meilleur "sustainable fish n' chips" du monde.


Ip Man avec Donnie Yen.

Après 15 ans d'abandon, j'ai renoué avec mon amour du cinéma d'action de Hong Kong. Les bastons spectaculaires, les costumes, le décorum et ce sens tout asiatique du mélodrame m'ont renvoyé au plaisir que je ressentais il y a bien longtemps devant les film de Tsui Hark et King Hu. En même temps, j'ai l'impression d'avoir retrouvé mon âme après un long, très long égarement.



Réparer mon casque Urbanears

Ca fait partie des détails qui me pourrissent la vie et qui me donnent l'impression de n'être qu'un bon à rien: la protection d'un des écouteurs s'était détachée quelques semaines seulement après l'achat (60€). J'ai repoussé la réparation pendant des mois pendant lesquels je me suis auto-flagellé d'avoir bousillé si vite mon investissement. En fait, en me forçant un peu, l'affaire a été pliée en 2 minute, la première étant consacré à la simple observation du casque et la seconde la déduction de la manière. Mon ego en est tout requinqué.

La conférence TED "This Scientist Can Hack Your Dreams"

Le titre est un clickbait évident, mais le contenu est très intéressant quand même. Cette conférence explique le fonctionnement du cerveau aussi bien au repos qu'en phase éveillée.  Et comment les neurones réagissent parfois puissamment à certaines information. Voir une réponse neurale aussi détaillée m'a donné une nouvelle piste à explorer pour limiter mes attaques de panique.


Le dernier clip de Coldplay

Je me fiche complètement de la chanson Up&Up que je trouve très ordinairement alignée sur le canon de Coldplay. Par contre le clip me plait énormément. Je ne sais pas trop comment, mais ils ont réussi à capturer, jusque dans la texture de l'image, la façon dont je perçois le monde au quotidien.



Et vous? Qu'avez-vous aimé cette semaine?

15 mai 2016

Retour à Hong Kong avec Donnie Yen


L'apparition de Donnie Yen dans le trailer de Rogue One: A Star Wars Story m'a donné envie de replonger dans le monde du kung-fu dont je m'étais éloigné depuis... 15 ans quand même. Mince, on n'y fait pas gaffe et ça se compte en années.

C'est vrai que mon choix de réduire mon temps d'écran m'a imposé d'être sélectif. Dans l'aspiration des Sopranos et de Six Feet Under, les séries de haut vol ont pris le peu de place qui restait. Elles le méritaient bien: depuis la fin des années '90, la créativité a migré du grand vers le petit écran et il fallait vraiment être très bon pour me donner envie voir un film.

Mon amour pour le cinéma de Hong Kong nourri par les films de Tsui Hark, de Yuen Woo-Ping et de John Woo en a fait les frais. A la même époque, la rétrocession de Hong Kong à la Chine et l'internationalisation pas très heureuse de la carrière de mes idoles a créé un flottement dans lequel je ne me retrouvais plus non plus. J'ai progressivement laissé tomber.

Mais revenons à Donnie Yen... 

Les amateurs du genre vont peut-être ricaner: c'est la superstar du moment mais je ne connais absolument pas ses films. Même au sommet de mon HKmania, je suis passé complètement à côté de lui. Je ne connaissais même pas son nom alors qu'il est dans un de mes combats préférés (dans Once Upon a Time in China II).



Sa très courte passe d'arme dans le trailer de Rogue One m'a fait l'effet d'une madeleine de Proust. "J'ai déjà vu cette puissance élégante, mais où?"


Un tour sur l'IMDB m'a rapidement apporté la réponse. J'ai passé sa filmographie en revue et j'ai choisi un titre significatif pour mon cinéma du samedi soir. Ce fut Ip Man.


J'ai eu un orgasme (visuel s'entend, hein). Si puissant que j'ai décidé, en explorant sa carrière, de revivre une passion que j'ai eu tort de laisser s'éloigner.

15 ans... Ca va faire beaucoup de films à rattraper.

Si vous avez envie de m'accompagner dans ma redécouverte du cinéma de Hong Kong, faites signe et partagez vos scènes préférées.

4 mai 2016

Gilliamesque



Celle que j'aime a vu juste en m'offrant Gilliamesque, l'autobiographie de Terry Gilliam, réalisateur-phare de ma période cinéphile. Moi qui lit si peu et si lentement, j'ai dévoré cette brique en  quelques jours (un exploit selon mes standards).

Si vous voulez comprendre comment un kid du Minnesota est devenu un champion de l'humour à l'européenne (et accessoirement un cinéaste majeur) cette autobiographie est exactement ce qu'il vous faut.

Terry Gilliam s'étend sur sa jeunesse et ses débuts de graphiste avec une impressionnante collection d'illustrations. Il parle d'un temps dont certains grincheux au pouvoir aimeraient ne plus entendre parler: les années '60 le vent rafraichissant de la protestation et la répression violente qui ont fini par le décider à quitter les Etats-Unis. Manifestement, risquer de se faire lyncher rien que parce qu'on porte les cheveux longs, ça crée des vocations.

Celui qui cherche des anecdotes sur sa carrière de réalisateur (12 longs métrages et quelques courts) restera sur sa faim. Il y en a peu, Gilliam considérant que le sujet est déjà abondamment couvert dans d'autres livres. On y trouvera plutôt le manuel illustré du parfait gugusse contestataire.

Une lecture indispensable en ces temps où l'on a l'impression que l'histoire se répète pour le pire.

Terry Gilliam: Site officiel - Facebook - Twitter - Sur Amazon - IMDB



Si le coeur vous en dit, n'hésitez pas à partager vos moments favoris de sa carrière. Voici quelques uns des miens.

Le générique de Life of Brian dans le style typique de Gilliam




Time Bandits - son premier grand succès solo




The Crimson Permanent Assurance - son piratage solo du début de The Meaning of Life




La fin de Brazil (à revoir avec tout le film)




The Adventures of Baron Munchausen - mon préféré




La plus belle scène de Fisher King et de toute sa filmo

29 avril 2016

2 juillet 2014

Jamie Beck d'Ann Street Studio

J'ai découvert la photographe Jamie Beck et son partenaire (...créatif, puis ami et finalement époux) Kevin Burg d'Ann Street Studio lorsqu'ils ont développé les Cinemagraphs, des gifs animé à très haute définition et d'une beauté époustouflante. Leur réputation web avait débordé de la sphère de la mode new-yorkaise pour envahir la celle des geeks amateurs de design.

Un très bel exemple de Cinemagrah © Ann Street Studio
La mode m'est totalement étrangère, pourtant j'ai commencé à suivre son Tumblr qui s'appelait alors From Me to You - un titre bien en accord avec sa générosité. Elle photographe des défilés qui ne m'intéressent pas a priori, mais elle capture exactement ce que j'aime: l'attente, le mouvement, la respiration, l'acte créatif, la passion, la joie avec un style simple et intemporel. J'ai accroché.

Parce que sa vie et son art se confondent, Jamie Beck est devenue une source d'inspiration quotidienne. Regarder ses photos et lire ses interviews m'aident beaucoup dans ma quête actuelle.

Quitter mon travail salarié, répétitif et sur des rails pour m'installer à mon compte avec juste un rêve comme guide n'est vraiment pas une chose facile. Dans les moments de doute, je reviens toujours à ses 30 conseils dont voici une petite sélection:


Have a dream. Follow your dreams.
Failures are not mistakes, only the lessons that give us stories.
GO WITH YOUR GUT. Always, always, always.
“The only thing to fear is fear itself.” That is what I think every time I get a “little nervous”. We don’t know what is about to happen so we can’t live our lives as if we do.
Do what you love for a living so you can love what you do. It’s the only time we’ve got, might as well spend it as well as possible.
DON’T HAVE A BACKUP PLAN.

Jamie Beck: Ann Street Studio - Tumblr - Instagram - Twitter - Vimeo - Facebook

26 mars 2014

PostSecret

Si vous ne connaissez pas PostSecret (qui tourne depuis 2005, ce serait vraiment dommage), je vous invite à suivre cet excellent projet de mail art où l'on peut envoyer ses confidences sur carte postale fabriquée à la main.

Personnellement, je l'ai découvert en 2009 sur la recommendation de Celle que j'aime, et je n'ai jamais raté un update dominical depuis. J'avoue que j'ai d'abord suivi par voyeurisme et j'ai pas mal ricané. Avec le temps, j'ai appris à regarder ces secrets, dont certains sont tragiques, avec compassion et sans jugement. C'est un très bon remède contre le stress et un rappel permanent qu'un monde meilleur est possible.

Cette vidéo met en forme quelques secrets de façon ludique.



La conférence TED de Frank Warren, le créateur du site, est très intéressante.

24 mars 2014

Spirit of the Dancing Warrior - un an de lecture


J'ai découvert l'existence de Spirit of the Dancing Warrior il y a plusieurs années, lorsque ma psy m'a envoyé cet extrait après une séance de remise en question assez intense. Comme souvent, j'ai lu, j'ai repris quelques mots dans mon vocabulaire tout en laissant la substance profonde au placard et j'ai laissé tomber.

Lorsque je me suis enfin décidé à reprendre le sport - un des avatars de mon désir de refaçonner complètement ma vie - le titre m'est revenu en tête. Plus que d'haltères ou de vélo, j'avais avant tout besoin d'un bon état d'esprit pour me dépasser en permanence.

Mes plus grands blocages sont la compétition et le jugement. Je les ai toujours fuis et pas seulement lorsqu'ils me sont défavorables (je suis carrément gêné pour les autres quand ils me sont favorables). Je suis effaré lorsque je vois mes contemporains les utiliser pour décoder leur existence comme on le fait dans le bac à sable. J'évite tous les sites et les publications de fitness qui les utilisent comme outils de motivation, soit 99% d'entre eux.

L'extrait m'avait séduit par son approche non-compétitive de l'exploit, et de la vie en général, hérité de la philosophie orientale. Le reste du livre est du même cru.

L'originalité de Dancing Warrior est d'annoncer immédiatement qu'il ne sera pas lu en une seule fois, mais en 1 an, un chapitre associé à une vertu par semaine. Pour chacune des 52 vertus, il est recommandé de pratiquer 4 actions: méditation, visualisation, déclaration et réflexion. J'ai ajouté ce travail à ma pratique quotidienne de la méditation pilotée par Headspace.

Je suis à la troisième semaine - j'ai exploré "vide", "gratitude" et "engagement" - et je peux déjà dire ceci: Spirit of the Dancing Warrior fait partie des livres les plus puissamment inspirants que j'aie lus et je lui dois la régularité et l'efficacité de mon parcours sportif.

Plus d'info sur l'auteur Jerry Lynch et son travail sont disponibles sur son site officiel.

17 mars 2014

Comment photographier les femmes à poil #NSFW

Oui je sais le titre ne fait pas très malin, mais je ne peux pas m'en empêcher. Je suis tombé sur cette vidéo de DigitalRev TV que je suis pour ses excellents conseils sur la photo numérique. Les présentateurs sont des gugusses, mais le contenu est très instructif et pertinent.

Je me suis dit qu'un petit coup d'oeil ne pouvait pas faire de mal... C'est bientôt le printemps. Mon appareil photo a des démangeaisons....

14 mars 2014

Gun Crazy


Je n'ai jamais vu Gun Crazy, un classique du film noir dont une photo se retrouve dans quasiment tous mes bouquins consacré au genre. Celle des amants criminels en crise. Elle fonce arme au poing, il la retient tout en essayant de conserver le magot de leur dernier cambriolage.

Le film de Joseph H Levis est célèbre pour ses exploits techniques (ses plans-séquences et ses extérieurs pris sur le vif), l'amour fou des ses anti-héros et son énergie érotique à peine cachée par la symbolique des armes.

Sachant que le film a été réalisé en 1950, on se demande encore comment il a pu passer le code Hays et arriver dans une salle.

Gun Crazy est une inspiration majeure de la Nouvelle Vague française (A Bout de Souffle, La Sirène du Mississipi) et américaine (Bonnie & Clyde, Badlands).

Je ne comprends pas comment je suis toujours passé à côté.

La réapparition de la photo sur la page Decaying Hollywood Mansion m'a immédiatement donné envie de la dessiner et m'a rappelé de mettre la main sur le film.

Le crayonné (dont vous avez pu suivre les étapes sur Instagram) était plus engageant que le résultat final. Encore que... Selon le moment où je regarde mon dessin, je lui trouve une beauté brute ou il me fait mal aux yeux. J'ai jeté les ombres au pinceau à l'instinct. Si les contours laissent à désirer, je suis au moins content de ces petites impros qui me font penser aux accidents de calligraphie zen.

Je n'ai malheureusement pas retrouvé l'extrait dont est tiré la photo. Par contre, j'ai trouvé le célèbre plan-séquence du cambriolage filmé depuis la voiture.

26 février 2014

L'esprit de Guillermo Del Toro, le corps d'Arnold Schwarzenegger et l'histoire du montage



L'esprit de Guillermo Del Toro

En 1993, Guillermo Del Toro se faisait connaître avec Cronos, un conte pour enfants macabre où un vieillard mordu par un bijou mécanique se changeait progressivement en vampire sous le regard compatissant de son petit-fils. Aujourd'hui, il réalise des gros actioners bourrins. Si je continue à admirer GDT malgré ce changement manifeste de standards, c'est parce que je retrouve toujours des traces de son esprit d'origine dans toutes ses productions. Oui, même dans Pacific Rim.
Photo via 9filmFrames

La grâce d'Arnold Schwarzenegger


A ses débuts, Arnold Schwarzenegger a participé au docufiction Pumping Iron racontant les rivalités du concours M. Universe. Il y faisait notamment un tour dans une école de ballet new-yorkaise. A la même époque, il posait nu pour le photographe Robert Mapplethorpe. On dira ce qu'on voudra sur sa carrière hollywoodienne et sur ses choix politiques, on ne lui retirera jamais le talent remarquable avec lequel il développait et utilisait son corps. Plus de photos chez Retronaut.

L'histoire du montage par FilmmakerIQ

Je me dis que je suis né trop tôt. Lorsque je me suis inscrit pour cher dans une école de cinéma au début des années 90, il fallait suivre 10 heures de cours en auditoire pour apprendre la théorie du montage en prenant garde de ne pas tomber pour les biais idéologiques des profs.

Maintenant, tout cela est disponible sur internet, gratuit, correctement documenté, objectivé et ça prend 30 minutes seulement.

Voici donc l'histoire et la théorie du montage au cinéma raconté par John P Hess, 1.000 fois plus pertinent que tout ce qu'on a pu me dire dans l'auditoire à l'époque.

 


The History of Cutting - The Soviet Theory of Montage from FilmmakerIQ.com on Vimeo.

John P Hess et son équipe de FilmmakerIQ font un travail remarquable de pédagogie sur le cinéma, tant au niveau historique que théorique. Et si on combine cette connaissance avec les capacités immenses de l'imagerie numérique à bon marché, on a la meilleure pépinière de futurs cinéastes du monde.

10 février 2014

The Unknown


Je serais incapable de dire d'où sort ce personnage. Mais lorsqu'il est apparu sur la page Facebook Atomic Samba (catastrophe chronophage qui bombarde mon mur de rétrofutur et d'absurdités monstrueuses), j'ai SU que je DEVAIS immédiatement le dessiner.

J'ai donc laissé tomber ma planche en cours et je me suis attelé à la tâche. Je me demande pourquoi je dessine aussi lentement. A tout casser ce croquis m'a pris une demi-heure, mais j'ai dû me battre chaque minute pour maintenir mon attention. C'est très bizarre de toujours se détourner mécaniquement de ce qu'on désire profondément faire sans parvenir à le contrôler.

J'ai retrouvé la trace de la photo sur Kanegon-Rock, ce qui suppose qu'elle sort d'une série nipponne quelconque des années '70 dont je regrette vraiment de ne l'avoir jamais vue.

28 janvier 2014

Agent Provocateur par Mike Figgis #NSFW


Mike Figgis est un de mes réalisateurs préférés. Issu du théâtre expérimental et peu soucieux de se maintenir indéfiniment au sommet du box office, il a eu quelques années glorieuses et oscarisées à Hollywood (Leaving Las Vegas en 1996) puis est passé à autre chose sans rien compromettre.

Ce n'étaient pas les seules qualités appréciables, mais j'aimais ses ambiances érotiques troubles faites d'un mélange, de murmures, de flou et de clair-obscur qu'aucun code de production mainstream ne pouvait atténuer. Liebestraum a imprimé profondément sa marque dans mon imaginaire fantasmatique.

Récemment, il a réalisé un court-métrage pour Agent Provocateur, hommage au cinéma érotique français des années '70: tied up at the office. Oui, littéralement.

24 janvier 2014

Time after time, Alfred Hitchcock, Roger Corman's Fantastic 4, Zardoz et toutes ces sortes de choses


Glânés au fil de mes errances sur le web, quelques réminiscences de mes amours cinématographiques.

Zardoz
Trouvé sur le blog Space1970, un article qui rassemble les affiches internationales de Zardoz, chef-d'oeuvre du bizarre SF des années '70 et showcase du plus beau velu incontesté de la planète. Lorsque celle que j'aime insiste trop pour que je laisse pousser mes poils, je la menace de revêtir le même mankini rouge que Sir Sean.



Time after Time
HG Wells pourchassant Jack l'Eventreur dans le San-Francisco de 1979 grâce à la machine à remonter le temps. Voilà le postulat formidable d'un des films préférés de mon enfance. Il m'arrive encore de rêver à la séquence du voyage dans le temps portée par la musique emphatique de Miklos Rosza. En revoyant la bande-annonce, j'ai l'impression que Time After Time a contribué à façonner deux facettes de ma personnalité tiraillée entre la maladresse de Wells et l'assurance cynique de l'Eventreur. David Warner en Jack était particulièrement glaçant. A l'époque, bien avant son apparition monolithique dans Titanic, sa présence suffisait pour donner le ton d'un film. David Warner était un genre à lui tout seul.



Alfred Hitchcock parle de The Birds
Hitch aimait à se donner des airs de gugusse, mais avait une vision très noire et distanciée du monde qu'il distillait tout en flegme et en understatement britannique au fil des interviews.


Roger Corman's Fantastic 4
C'était le temps où les droits d'adaptation Marvel étaient encore distribués comme des bonbons à qui voulaient les prendre. En 1994, Roger Corman produit une adaptation des Fantastic 4 avec un budget rikiki et beaucoup d'esbrouffe. Ca donne un nanar tellement mauvais qu'il est excellent, entouré encore aujourd'hui d'un culte persistant. 0n vient même de produire un documentaire sur sa fabrication môdite. Et oui: ce chef-d'oeuvre a bien failli ne jamais voir le jour.


D'ailleurs, pour ceux qui ne l'auraient point vu voici le film complet.

19 janvier 2014

The Man in the Iron Mask


J'ai lentement relancé la machine à dessin et je m'efforce de ne pas la bloquer par excès de zèle. Je travaille à l'instinct. Je ne cherche pas à imposer des personnages et une narration: une image me plait, je la dessine, c'est tout.

La page Facebook Decaying Hollywood Mansions m'apporte beaucoup d'inspiration en publiant des images-choc d'une période que j'adore: Hollywood 1935-1955. Récemment est parue une série sur The Man in the Iron Mask, film réalisé en 1939 par James Whale, le créateur du Frankenstein de référence.

Je ne fais que du pur encrage, alors qu'au fond de moi, je voudrais combiner avec de l'aquarelle. Je ne sais pas quelle est cette trouille qui m'empêche de prendre un pinceau et de mouiller un bon coup ma page. C'est un des points où je ne parviens pas à lâcher prise alors que je sais que je dois.

Je n'ai jamais vu le film. Il a l'air totalement inepte, mais j'aime sa tonalité et la patine des images: un 17ème siècle farfelu et flamboyant, de la décadence et un peu de macabre. Le masque n'est pas sans rappeler les monstres précédents de Whale: la Créature de Frankenstein, l'Homme Invisible. Et Whale semble ne pas pouvoir s'empêcher de glisser un peu de joyeuse cruauté dans un sujet qui n'en demandait pas tant.



La torture représentée en 1939



James Whale sur l'imdb - voir aussi Gods and Monsters, excellent biopic qui lie son art à son homosexualité "monstrueuse" pour l'époque.

9 janvier 2014

Chute libre: carnets du gouffre

Mademoiselle Caroline a tout d'une vie de rêve. Un boulot de graphiste bien alimenté, un mari barbu fort et attentionné, des enfants et elle vit dans une des plus belles régions du monde: les Alpes. Et puis un jour tout bascule. Sans raison apparente, la dépression s'installe sans qu'aucune thérapie ou médicament parvienne à la chasser efficacement.

Mademoiselle Caroline raconte ses années de noirceur dans Chute libre - Carnets du gouffre, une superbe BD sur la dépression et les moyens de s'en sortir.

La dépression est un de mes sujets de prédilection: je me suis débattu contre elle pendant des années. Son récit - qui combine simplicité graphique et pertinence narrative - m'a renvoyé à mon histoire personnelle avec ses événements similaires: la thérapie qui ne résout rien, les médicaments, la chute soudaine et inexplicable dans l'angoisse, l'impossibilité d'apprécier son propre bonheur, et surtout la joie de tomber sur le bon thérapeute et le bon traitement.

Je recommande vraiment cette BD et pas seulement pour ses qualités graphiques: c'est une mine d'informations sur les outils efficaces de lutte contre la dépression. J'y ai notamment découvert la mesure de la cohérence cardiaque et les services proposés par HeartMath. Je vous en parlerai plus en détail dans un post suivant.
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