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28 mars 2014

Pitichompignon - le making-of

J'ai eu la faiblesse un jour de confesser à celle que j'aime un des plaisirs coupables de ma petite enfance: reproduire la danse des champignons de Fantasia, plus particulièrement celle du plus petit. Depuis "la danse du pitichompignon" est devenu un de nos running gags que je vous laisse imaginer (non, inutile de demander, pas d'imitation en public).

Le Pitichompignon m'a inspiré la carte d'anniversaire de celle que j'aime. Vous avez peut-être vu passer la photo sur le compte Instagram @leroseetlenoir auquel vous êtes certainement déjà abonnés. Sinon faites-le maintenant, là, tout de suite, pouf.

En voici le making-of:

Le croquis est venu tout seul, ce qui ne m'est quasiment jamais arrivé
J'ai suivi la règle des mangas à l'ancienne: d'abord détourer avec un gros trait.
Une étape aussi inutile que fréquente
Le résultat final avant la découpe

Pour ceux qui ne l'ont jamais vue, voici la vraie danse du pitichompignon dans Fantasia.

 

19 janvier 2014

The Man in the Iron Mask


J'ai lentement relancé la machine à dessin et je m'efforce de ne pas la bloquer par excès de zèle. Je travaille à l'instinct. Je ne cherche pas à imposer des personnages et une narration: une image me plait, je la dessine, c'est tout.

La page Facebook Decaying Hollywood Mansions m'apporte beaucoup d'inspiration en publiant des images-choc d'une période que j'adore: Hollywood 1935-1955. Récemment est parue une série sur The Man in the Iron Mask, film réalisé en 1939 par James Whale, le créateur du Frankenstein de référence.

Je ne fais que du pur encrage, alors qu'au fond de moi, je voudrais combiner avec de l'aquarelle. Je ne sais pas quelle est cette trouille qui m'empêche de prendre un pinceau et de mouiller un bon coup ma page. C'est un des points où je ne parviens pas à lâcher prise alors que je sais que je dois.

Je n'ai jamais vu le film. Il a l'air totalement inepte, mais j'aime sa tonalité et la patine des images: un 17ème siècle farfelu et flamboyant, de la décadence et un peu de macabre. Le masque n'est pas sans rappeler les monstres précédents de Whale: la Créature de Frankenstein, l'Homme Invisible. Et Whale semble ne pas pouvoir s'empêcher de glisser un peu de joyeuse cruauté dans un sujet qui n'en demandait pas tant.



La torture représentée en 1939



James Whale sur l'imdb - voir aussi Gods and Monsters, excellent biopic qui lie son art à son homosexualité "monstrueuse" pour l'époque.

26 août 2013

Compétition permanente, le making-of


Oh mon dieu, j'ai publié sur mon blog BD!

L'anecdote qui l'a inspiré était plus longue et j'avais envisagé de raconter l'histoire jusqu'au bout. Mais en même temps, je me suis imposé d'achever le dessin dans un certain délai et je n'avais plus l'énergie pour la case finale qui ne rendait pas aussi bien que le reste.

La planche a entièrement été imaginée, gribouillée et achevée dans SketchBook Pro, dont la dernière version facilite considérablement le travail. Je suis toujours très loin de travailler entièrement en numérique, mais ce pas minuscule est encourageant.

Le résultat est visible ici.

2 juillet 2013

Dessiner à Helsinki

J'ai commencé à dessiner en 2009. J'ai approché le dessin comme une activité de moine à pratiquer en intérieur et quasiment sans contact avec la réalité. Je me suis bourré la tête de théories. J'ai essayé de trouver mon style en copiant le style des autres. Je n'ai vraiment tenté le dessin sur le vif qu'une seule fois, pendant une séance de Dr Sketchy à Bruxelles (les femmes à poil, c'est motivant).

Je me suis promis de dessiner en voyage à Prague, à Tokyo, à Stockholm. Je n'ai jamais tenu ma promesse. Débarqué à Helsinki sans véritable programme, je me suis mis dans une situation où je n'avais quasiment rien d'autre à faire que photographier et dessiner. Et ça a marché. ENFIN!


Notez qu'un bide grassouillet est très pratique pour dessiner debout

J'étais mal équipé. Mon carnet était trop grand pour ce genre d'exercice. Mon pinceau à réservoir était vide. Mon marqueur était piégé...  et s'est vidé d'un coup sur le carnet de voyage de celle que j'aime (c'était dans l'avion alors qu'elle y mettait  la dernière touche, on avait encore les restes du repas sur la tablette, bref un massacre). Pourtant, j'ai clairement obtenu des résultats dont je suis content. Ne fût-ce que parce que j'ai réussi à produire quelque chose.

J'ai creusé les ombres avant même d'envisager la forme générale. Ca a donné des volumes clairement définis et des perspectives à chier (particulièrement l'arbre maléfique). Quand j'essaie de maîtriser la perspective avant de dessiner, je perds un temps bête et je me fais dépasser par l'approche toute simple de celle que j'aime.



Les dessins sont visibles ici et ici.


1 juillet 2013

Identité secrète, le making-of

Impossible de voyager à Helsinki sans être submergé par Moomin. C'est dans une boutique spécialement dédiée que j'ai été frappé par la ressemblance entre le pif de MTLM et notre ami l'hippopotame. Mélangé à une réminiscence de Tom Cruise dans Mission: Impossible, ça a donné ça, gribouillé en quelques minutes au son des "romaiscémignoooooon" de celle que j'aime.


Le format de mon bristol m'a obligé à sacrifier une étape. Pour la première fois, j'ai travaillé au crayon rouge et je renouvellerai l'expérience. D'abord, ça fait "pro" (un bon point pour mon estime personnelle). Ensuite ça disparait au scan, même quand je massacre le travail.


Imaginée en 5 minutes, dessinée en 2heures (reparties à coup de 10 minutes par-ci par-là), la planche a été encrée en 30 minutes à la plume. Bien lancé, je pourrais en boucler une par jour, mais ne rêvons pas tout haut.

Le résultat final pas trop mal scanné est visible ici.

2 juin 2013

Kryptonite: le making-of

Ce qui n'est pas réussi est toujours bloggable (bloguable? blogable?). Pour dédramatiser immédiatement une crise majeure menaçant la paix mondiale, j'ai improvisé cette histoire en une minute devant celle que j'aime.

Je l'ai faite à l'ancienne, à la main. Réaliser la planche numériquement ne m'a même pas traversé la tête. Ca a peut-être pris plus de temps, j'ai failli bousiller ma planche, j'ai cochonné la table. Mais je m'en fiche. J'adore étaler de l'encre de chine comme un gosse qui en fout partout.

Impro live en pleine résolution de crise

Je suis tombé sur le découpage final du premier coup.
Notez que mes problèmes d'attention me jouent des tours.

Celle que j'aime: la panique - étude d'expression

Où mes problèmes d'attention ont un impact nettement plus dommageable (le ET MEEEEEEEEEEEEERDE! ne s'entend pas sur la photo)
Atelier bricolage pour faire oublier que j'ai gommé TROP TÔT, andouille!

Celle que j'aime n'aurait jamais accepté de voir la table en bazar comme ça,
mais elle n'était pas là de toute la semaine alors bon.
Le résultat final est visible ici.

3 avril 2013

Dream job: le making of

Depuis la création de MTLM, je rêve de le faire voyager dans l'espace. Ce dessin de commande lié à mes questionnement professionnels actuels est tombé au bon moment.

Evidemment, j'ai rouvert mes Calvin & Hobbes pour  l'insipiration. J'ai aussi lorgné du côté de Jack Kirby qui n'a pas son pareil pour ses rendus du cosmos en pur noir et blanc.

L'idée est venue très rapidement. Et le gribouillis pour distinguer les contrastes n'a pris que quelques minutes.


Comme le dessin était une commande, j'avais une obligation de délai et de résultat. Ce genre de contrainte me torture, certes, mais a déjà prouvé son efficacité. J'ai concentré tous mes efforts sur le crayonné que je voulais impeccable et sur les essais de détails que vous avez vu passer sur Instagram. L'encrage ne pouvait laisser aucune place à l'impro. 




J'étais tellement concentré sur mon dessin que j'en ai laissé tomber ma douche, ma tonte de barbe et mon fitness.

La réalisation finale aura duré 6 heures. Et c'est le fond qui a pris le plus de temps. L'Univers, ce n'est pas rien.


L'image publiée n'est pas tout à fait l'effet que je voulais obtenir. Ce n'est pas le dessin qui est en cause, mais le traitement scan qui reste une opération difficile. Bizarrement, la combinaison scanner + photoshop a donné des résultats moins satisfaisants en 1 heure que JotNot Pro pour iPad en 3 minutes.

Le résultat final est ici.

18 mars 2013

Teaser 2: Sélection Naturelle

En téléchargeant SketchBook Pro 6, je pensais n'avoir qu'une amélioration d'interface. Grosse surprise, l'appli est beaucoup plus pratique et offre des possibilités de maîtrise étendue du trait. Je pensais qu'il me faudrait des semaines pour mettre ma planche en place. En  2 heures, les éléments principaux sont déjà crayonnés, les pinceaux sont choisis, ainsi que la police de caractères.

Celle que j'aime bénéficie d'un relooking léger qui commence à me satisfaire.

14 mars 2013

Teaser: Sélection Naturelle


Ce gribouilli est l'idée d'une planche en 6 cases.

Malgré une idée simple, mon développement actuel ressemble déjà au plafond de la Chapelle Sixtine. Attendez-vous à une publication dans 18 mois si je ne me suis pas calmé entretemps.

Notez aussi la tendance lourde à la bonne grosse faute de grammaire qui me culpabilise à fond coupe toujous mes élans littéraires.

4 mars 2013

I Draw Comics: une charge de T-Rex


Suite des exercices du carnet I Draw Comics.

Bien que l'idée me soit venue du King Kong de 1933, j'ai été inconsciemment guidé par Jurassic Park et sa première attaque de T-Rex devant la barrière électrifiée.


Après avoir pataugé un peu pour trouver un T-Rex convenable je me suis focalisé sur la perspective et l'impression de mouvement rapide en profondeur.

Je suis à moitié content: du bord gauche au dino, ça va. A droite c'est figé et c'est n'importe quoi.


25 février 2013

Dessiner un dinosaure

Je ne sais pas pourquoi je me fourre toujours dans des galères pareilles. Pour mon nouvel exercice de perspective de I draw Comis, j'aurais pu me contenter d'un objectif simple, genre une rue bien alignée, des wagons bien rectangles. Et bien non, j'ai décidé de faire... une charge de T-Rex. Voilà ce que ça donne d'avoir grandi avec le King Kong de 1933.

Et c'est dès le premier coup de crayon que je me suis rendu compte que je ne savais absolument pas dessiner un dinosaure... J'ai donc fait un pas en arrière et fait quelques tests dont voici les plus aboutis. 





18 février 2013

Une commande pour des tableaux jumeaux


Dans le cadre de son project DIYWC (Do It Yourself With Chouchou), Celle que j'Aime m'a demandé d'urgence deux pochoirs exactement dimensionnés: les silhouettes de Monsieur Tout-le-Monde et d'Armalite (voir le bon de commande ci-dessus). J'ai lâché mes projets en cours (Dita Von Teese en plein travail et l'attaque d'un dinosaure en perspective) et je me suis exécuté.

J'en ai profité pour faire cette chose essentielle que j'avais zappée depuis les débuts des aventures de MTLM: établir les proportions définitives de mes personnages. Enfin!

Pour avoir un trait de découpe le plus précis possible, j'ai improvisé dans mon carnet, puis j'ai reporté les proportions sur le bristol définitif.

J'ai modifié la position de MTLM (la bras sur la hanche) pour rendre la silhouette plus humaine. Avec les bras le long du corps, il avait l'air d'une carotte molle avec une tête et des chaussures.


Celle que j'aime était plus facile: j'ai repris la position que je lui donne toujours en la marquant un peu plus rendre la silhouette bien lisible. 





15 février 2013

I Draw Comics: Dumbledore dans son bureau

Là, j'ai travaillé d'après photo, je ne me posais pas la question de ce que j'allais inclure dans l'image.

La perspective s'est montrée plus ardue que ce que j'imaginais parce que la photo est légèrement décalée et n'a pas son point de fuite au même endroit.

Finalement, je me suis posé le plus de question dans le niveau de détail. J'ai l'impression d'avoir voulu trop mettre et d'avoir transformer les petites choses en vilain gribouillis. Là aussi, j'ai progressé dans le brouillard.

Je serais curieux de voir le résultat encré selon le crayonné, mais je ne peux pas le faire dans le carnet I Draw Comics: une trop grande concentration d'encre (genre les gros ombrages) traverse la feuille et contamine les autres dessins.

Ce dessin est la suite des exercices du carnet I Draw Comics.



14 février 2013

I Draw Comics: Le Cheval de Fer


Premier vrai exercice de perspective dans I Draw Comics et grosse déception: je ne sais clairement pas finir les choses.

J'ai entamé le dessin en suivant des vieilles réminiscences de Blueberry (le Cheval de Fer) et de Lucky Luke (Des Rails sur la Prairie), puis j'ai calé parce que j'étais infichu de dessiner un cavalier au galop sur le point de fuite, puis j'ai fait n'importe quoi pour marquer la vitesse au sol.

Je crois que je commence mes dessin sans avoir d'idée véritable de ce que je veux accomplir et que je découvre mes limites en chemin. Notez que si je passe plus de temps à imaginer mon dessin et à envisager mes limites, je ne dessine tout simplement pas. Voilà mon paradoxe.

S'il y a des graphistes parmi mon million de lecteurs assidus, j'aimerais bien savoir: qu'avez-vous dans le crâne au moment où vous tracez le premier trait? Moi j'ai l'impression de foncer dans le brouillard en me disant qu'à force, il finira bien par disparaître.

17 janvier 2013

L'année du Serpent: le making of

Voici un aperçu de ce que je suis en train de bidouiller: une petite chose appelée "l'année du serpent". Je sais ça casse un peu la surprise, mais je ne veux  pas vous faire attendre trop longtemps alors que j'avance à coup de demi-heures journalières pour la finition.

Il y a longtemps, je m'étais promis de faire des petites illus basées sur les réminiscences culturelles de mon enfance: sexe, de violence, science-fiction et sadisme pulp absurde. Je m'étais acheté entre autres le Men's adventure magazines in postwar America des éditions Taschen pour m'inspirer.


L'année du serpent a été imaginé et gribouillé sur un coin de table en 2 minutes. Dans tous le processus, c'est la création de la vignette-brouillon que je préfère. Après, c'est des heures de jurons sur la tablette graphique, j'aime moins, en dépit du résultat.



Publication du résultat final bientôt!



19 août 2012

Bannière Godzilla: le making of

Je ne sais plus où j'ai lu "l'expérience est la somme de vos échecs et de vos conneries", mais j'en ai fait ma devise. Au diable l'excuse de ne pas atteindre exactement le résultat escompté pour ne pas publier, j'utilise maintenant l'échec comme un pas qui rapproche un peu plus de la maîtrise. Je fais de la merde dans la joie, c'est pour gagner de l'expérience.

Or donc, sur cette bannière, les couleurs et les personnages ne sont pas satisfaisants, mais je suis très content de l'avoir dessinée spontanément et rapidement. Après plusieurs brouillons sur papier et iPad, il ne n'a fallu qu'un total de 8 heures répartis sur 4 jours pour la rendre exploitable. Je ne me suis pas trop cassé la tête à réinventer Godzilla et le Palais Impérial de Tokyo, j'ai décalqué grossièrement des photos pour les traits principaux et arrangé le tout avec de la bidouille.







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