16 novembre 2014

La métamorphose de Monsieur Tout-le-Monde


Mon Dieu, presque 4 mois sans bloguer! Et je viens de me rendre compte que je vous avais laissé en plan sur une vision de l'intérieur de mes intestins.

Monsieur Tout-le-Monde est loin d'avoir été ma préoccupation première pendant tous ces changements. Ce n'est pas tant l'acte de bloguer que le personnage lui-même dont je commence à me détacher. 

J'ai créé MTLM il y a plus de 10 ans. C'était mon masque qui exprimait mes aspirations dont je pensais - à raison d'ailleurs - qu'elles risquaient de mettre en danger la vie professionnelle que je m'étais choisie. Et même sous couvert de l'anonymat, la peur me tenaillait si fort que je ne les exprimais que très timidement.

Beaucoup de choses ont bougé ces derniers mois. Professionnellement, je trouve enfin mes marques comme indépendant. Mon réseau s'étend. Mon carnet de commandes se remplit lentement et surement. Et des projets très différents de mes habitude prennent forme. Au niveau du sport, j'ai franchi un nouveau passage. Après 2 ans de réparation de dégâts et de rodage, ma métamorphose profonde a enfin lieu. 

Donc voilà, alors que ma réalité ressemble enfin à mon intérieur, mon masque, mon cher masque que j'aime tant, qui m'a tant apporté, mon masque craque et tombe.

Monsieur Tout-le-Monde perd sa raison d'être et ce blog, dans sa forme actuelle, aussi.

Comprenez-moi bien, j'ai toujours envie de bloguer. Ceux qui me connaissent un peu savent que je poste régulièrement sur Instagram et que j'inonde Twitter et Facebook (perso, Amazon queen, Shock Corridor) de liens et de pensées saugrenus.

Mais je n'ai plus envie de le faire sous cette forme et sous ce nom. Je ne sais pas trop où ça va me mener. Tout ce que je sais, c'est que ce blog-ci est mis en silence pour une durée indéterminée.
Monsieur Tout-le-Monde en pleine tentative d'exhibition de ses nouveaux muscles

18 juillet 2014

Parasite


Suite à un examen médical, j'ai reçu une explication supplémentaire pour mes problèmes de ventre gonflé: en plus de ma dysbiose putride, j'abrite un parasite, un blastocystis humanis qui a pris ces aises dans tout mon tube digestif, plus particulièrement dans mon intestin.

Le blastocystis est du genre dormant, ne devenant actif que lorsque le système immunitaire est affaibli par une autre maladie ou - comme c'est commode - sous un stress important.

Il ne rend pas vraiment malade, mais il sème le chaos dans la digestion, provoquant mauvaise haleine, lenteur, ballonnement, diarrhée, fatigue, mauvaise humeur, etc. qui, en s'additionnant à d'autres symptômes de stress, peuvent devenir légèrement handicapant.

D'une manière générale, un blastocystis bien installé et actif dégrade le métabolisme. Ce qui facilite la prise de poids et, fatalement, rend la perte de poids plus difficile.

Je n'ai aucune preuve pour affirmer qu'il est responsable de mon obésité depuis le début, mais c'est possible: j'aurais très bien pu le contracter très tôt et l'activer à chaque maladie et à chaque crise de stress.

Une chose est sûre, je l'ai vraisemblablement activé par la reprise en main de mon corps. Tout en me fabriquant de jolis muscles, je libère surtout une pleine cargaison de toxines qui assomme mon système immunitaire.

Une fois installé, le blastocystis est très difficile, voire impossible, à déloger. On recommande des traitements antibiotiques: un léger, ou un lourd (genre "passez-moi cet intestin au napalm"), sans garantie de succès.

Mon médecin a d'ailleurs tenté de me convaincre de le laisser là, puisque après tout, il n'est pas si méchant et a peu de chance de s'en aller. Je me suis retenu de lui écraser son écran d'ordinateur sur la tête et je lui ai demandé un traitement immédiat au napalm. Il n'a accepté qu'à la condition qu'on tente le traitement léger d'abord.

Première évaluation dans deux semaines... Et puis on verra.


2 juillet 2014

Jamie Beck d'Ann Street Studio

J'ai découvert la photographe Jamie Beck et son partenaire (...créatif, puis ami et finalement époux) Kevin Burg d'Ann Street Studio lorsqu'ils ont développé les Cinemagraphs, des gifs animé à très haute définition et d'une beauté époustouflante. Leur réputation web avait débordé de la sphère de la mode new-yorkaise pour envahir la celle des geeks amateurs de design.

Un très bel exemple de Cinemagrah © Ann Street Studio
La mode m'est totalement étrangère, pourtant j'ai commencé à suivre son Tumblr qui s'appelait alors From Me to You - un titre bien en accord avec sa générosité. Elle photographe des défilés qui ne m'intéressent pas a priori, mais elle capture exactement ce que j'aime: l'attente, le mouvement, la respiration, l'acte créatif, la passion, la joie avec un style simple et intemporel. J'ai accroché.

Parce que sa vie et son art se confondent, Jamie Beck est devenue une source d'inspiration quotidienne. Regarder ses photos et lire ses interviews m'aident beaucoup dans ma quête actuelle.

Quitter mon travail salarié, répétitif et sur des rails pour m'installer à mon compte avec juste un rêve comme guide n'est vraiment pas une chose facile. Dans les moments de doute, je reviens toujours à ses 30 conseils dont voici une petite sélection:


Have a dream. Follow your dreams.
Failures are not mistakes, only the lessons that give us stories.
GO WITH YOUR GUT. Always, always, always.
“The only thing to fear is fear itself.” That is what I think every time I get a “little nervous”. We don’t know what is about to happen so we can’t live our lives as if we do.
Do what you love for a living so you can love what you do. It’s the only time we’ve got, might as well spend it as well as possible.
DON’T HAVE A BACKUP PLAN.

Jamie Beck: Ann Street Studio - Tumblr - Instagram - Twitter - Vimeo - Facebook

30 juin 2014

Je ne blogue pas beaucoup pour le moment...

Je ne blogue pas beaucoup pour le moment  mais ce n'est pas un mauvais signe. Au contraire, beaucoup de choses positives se passent pendant ce silence:
  • professionnellement, j'ai refait un virage dramatique mais qui me permet de reprendre mon agenda en main à partir du 31 juillet.
  • au niveau sport, je ne me reconnais plus. Mon dynamisme part en flèche. Mon corps commence à changer de façon radicale: bras et jambes sèchent et se profilent. La didine reste, mais bon, il paraît que ça part en dernier.
Je suis impatient d'utiliser toutes cette énergie dans un agenda plus dégagé. La reprise du dessin est imminente et accompagnera un projet professionnel affiné.

Je ne suis pas totalement absent du web. Instagram est mon lieu de survie en cette période de chaos. Allez-y faire un tour, abonnez-vous, et vous verrez régulièrement passer des fragments de ma vie, des muscles et des #totoros.

2 mai 2014

Sport: le plancher de verre


Après avoir atteint le combo poids/graisse de 82kg/22%, je suis reparti à la hausse.

J'ai découvert à ma grande surprise que l'effort et la douleur étaient assez facile à gérer. Régulièrement je rends mes exercices plus difficiles (plus lourds, plus nombreux, plus longtemps), et j'ai fait de la sensation de brûlure une véritable amie. C'est elle qui m'indique où et quand je façonne efficacement mes muscles. Avant, je la fuyais, maintenant je la recherche et je l'entretiens.

J'ai aussi découvert que le plus difficile était la gestion du plateau. Ce moment où malgré tous les efforts, tous les progrès sont à l'arrêt; et s'il dure trop longtemps, ils s'érodent. Mon plateau inférieur, ce plancher de verre sur lequel je rebondis si souvent n'est pas provoqué par les limites de mon coeur ou de mes muscles, mais par mon colon qui s'arrête, accumule et gonfle comme il l'a toujours fait.

Je pensais devoir gérer ma prise de protéine, mon rythme cardiaque, ma souplesse ou mon moral. En fait, ces derniers jours, je suis essentiellement préoccupé par ma tuyauterie que je dégage à coup de tisanes. L'effet est... yoyotant et parfois un peu embarrassant socialement. Mais bon, si je veux voir mon taux de graisse passer sous la barre des 20%, il faut bien prendre les mesures appropriées.

Cela dit, même en plein plateau et le moral assez bas, je ne résiste pas au plaisir de publier des #selfies #torsepoil sur mon instagram: j'arrive au point où le corps commence vraiment à s'affiner.

8 avril 2014

Pasta alla norma

J'ai découvert les pasta alla norma lors de mon road trip en Sicile. C'est une recette locale. Très simple en apparence, elle a mis longtemps à rejoindre ma routine culinaire car je ne trouvais jamais un ingrédient, unique mais indispensable à la qualité de l'expérience: la ricotta "solide" à raper.

Aucun fromager bruxellois n'a pu m'en fournir, ni me dire comment la préparer. Certains m'ont même dit que "ça n'existe pas et on vous a fait une blague". Trop marqué par le goût sicilien si particulier, j'ai toujours refusé de me rabattre sur du parmesan ou du pecorino (bien que ce dernier soit accepté par les puristes).

Forcé par notre changement d'alimentation à trouver des recettes de pâtes légères, délicieuses sans viande ni excès de gras, j'ai relancé ma quête, mais cette fois sur l'Internet, ce service secret merveilleux qui montre des textes et des images sur mon écran, et qui parle parfois.

Internet a parlé: la ricotta "solide" est en fait de la ricotta al forno, desséchée au four, très simple à préparer et à conserver.

Mais bon, laissons là cette trop longue introduction et consacrons-nous au plus important: les recettes! J'en ai trouvées beaucoup, mais celles que j'ai suivies et partiellement repompées sont ici et ici.

Ricotta al forno (à préparer à l'avance): ricotta - fleur de sel - huile d'olive
  • Démouler la ricotta et laisser le liquide couler plusieurs minutes.
  • Préchauffer le four à 150°C.
  • Assaisonner la ricotta avec un peu de fleur de sel et d'huile d'olive parfumée à ce que vous voulez (le goût se conserve).
  • Poser sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.
  • Cuire doucement pendant au moins 1h30 (je pousse jusque 3h00). La ricotta doit dorer et devenir ferme (elle se déshydrate).
  • Conserver au frigo pour la raffermir.
  • Raper.
Pasta alla norma pour 2 personnes: 200 g de spaghetti - 350 g de tomates en boîte concassées ou des fraîches, bien mûres, ou 35cl de pasata - 1 aubergine moyenne violette et longue - 1/2 gousse d'ail, basilic frais, sel, poivre, huile d'olive - ricotta al forno rapée

  • Laver et couper l'aubergine en fines tranches.
  • Les poser sur un égouttoir les unes sur les autres et les saler avec du gros sel. Poser un poids dessus. Laisser dégorger 30 minutes. Cette étape va permettre de leur faire perdre la petite note amère et de les déshydrater un peu. Rincer les aubergines et les sécher avec soin.
  • Chauffer de l'huile d'olive dans une poêle pour le friture (hauteur d'un doigt). Y plonger quelques tranches d'aubergines et faire dorer des deux côté. Les poser sur du papier absorbant. Procéder de même avec le reste d'aubergine.
  • Porter à ébullition de l'eau dans une grande casserole.
  • Pendant ce temps, faire rissoler l'ail coupé en deux, dans 1 cuiller à soupe d'huile d'olive. Ajouter la pulpe de tomate et 5 feuilles de basilic ciselées. Saler et faire mijoter un quart d'heure environ. Eteindre et ajouter la moitié des aubergines coupées en morceaux et poivrer.
  • Plonger les pâtes dans l'eau bouillante et les cuire le temps indiqué sur le paquet. Les égoutter et assaisonner de suite avec la sauce tomate. 
  • Servir avec le reste de chips d'aubergines, un peu d'huile d'olive, des feuilles de basilic et de la ricotta rapée.
Remarques
  • C'est une recette très simple à faire et il ne faut pas essayer de la surcharger avec des fioritures: chaque ingrédient libère pleinement son goût et la combinaison en bouche est explosive.
  • N'oubliez pas de bien égoutter les aubergines après passage dans l'huile. Vous ne voulez pas noyer complètement votre plat dans le gras. Il est restera un peu, juste ce qu'il faut.
  • Depuis que nous avons éliminé le gluten, nous ne prenons plus des pâtes de blé, mais d'épeautre. Les pâtes d'épeautre sont absolument délicieuses: elles s'imprègnent jusqu'au coeur des parfums qui l'entourent. Idéal pour cette recette.
Et si vous voulez voir des variantes de présentation, il y a toujours la recherche d'images Google!

7 avril 2014

Sport: journal d'une métamorphose


Ces derniers jours ont été marqué par un changement radical dans mon entrainement: mes séances sont essentiellement constituées de body pump. Je n'utilise plus le vélo que pour la récupération ou la transition entre 2 journées à plein régime.

Ce changement ne se fait pas sans mal et j'avoue qu'il y a des jours où je me demande si je ne suis pas un peu dingue. A 44 ans, je m'impose les sensations de mon adolescence honnie, celles d'un corps qui change douloureusement sans jamais trouver son équilibre.

Je me force à garder un bon moral. La méditation aide, ainsi que la lecture de Spirit of the Dancing Warrior. Mais je vais vous avouer que je pense tous les jours à tout envoyer paître... J'imagine que ce conflit intérieur fait partie de l'entraînement.

Je me suis dit qu'un journal plus régulier aiderait à maintenir le cap. Donc voici la livraison de mes impressions de la semaine avec les plus, les moins, et les impressions mitigées...

Les moins

Je suis épuisé et je dors mal. La nuit je sombre dans le néant et je cauchemarde. Le matin j'ai une migraine apocalyptique et je suis à peine reposé. Je ne sais pas si c'est seulement dû à l'exercice physique où aussi un peu à ma recherche d'emploi qui traîne. Il faut un treuil pour me sortir du lit, j'ai la sensation d'être plus rouillé que jamais et il me faut 30 minutes debout pour m'en débarrasser.

Le cardio intense me donne des décharges électriques dans la poitrine qui coupent ma respiration brusquement, surtout pendant les exercices de biceps, triceps et épaules qui du coup évoluent lentement et péniblement.

La brûlure des muscles du dos et des épaules me donnent des migraines, des vertiges et une légère tendance à la dépression.

Mon tube digestif est en service minimum. Je veux un ventre plat, il s'obstine à ballonner.

Les mitigées

Je suis beaucoup plus puissant et endurant mais... la machine a plus de difficulté à se mettre en route. J'ai besoin de longs échauffements et je m'adapte mal changements de rythme. J'en ai fait l'expérience en ville à vélo, où je me suis surpris à renoncer à grimper la rue du Lombard et le Sablon qui ne sont pas si difficiles que ça: le moteur ne démarrait tout simplement pas.

Je ne suis pas loin d'avoir décoincé définitivement ma nuque - un de mes plus gros handicaps - mais... je n'arrive pas à trouver une nouvelle posture équilibrée pour répartir l'effort dans le haut du corps. J'ai dû diminuer mes poids de moitié pour tenir le coup pendant les exercices de biceps, triceps et épaules et j'arrive à peine à les exécuter.

La tension musculaire de mon bassin et de mes cuisses a changé (je deviens le champion des squats!). Je répartis mieux la charge et je parviens même à rester souple pendant l'effort sans trembler mais... les petites déchirures d'effort, nécessaires à la re-construction de muscles plus puissants, sont très désagréables lorsqu'elles touchent le plancher pelvien.

La tension musculaire générale reste quelques heures après l'entrainement et me donne réellement une silhouette différente mais... elle disparaît totalement si je n'ai pas fait d'exercice sérieux pendant 2 jours. La peau, qui n'est plus tendue par le gras, et n'est pas encore tendu par la masse musculaire naissante, pendouille de façon disgrâcieuse.

Mon poids se maintient sans effort à un niveau idéal, 83kg, mais... mon pourcentage de graisse reste désespérément à 23%. Il devrait descendre.

Les plus

Mon corps change VRAIMENT: mes pectoraux et mes bras prennent doucement forme et volume; mes abdominaux commencent à se tendre et à me soutenir (enfin). Et ils marquent sur les côtés. Pour l'avant, il faudra attendre de faire fondre le paquet de saindoux qui garnit mon nombril. Mais bon ça ne se voit pas trop quand je me fends d'un #selfie #torsepoil avec #totoro.

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