11 octobre 2013

Venise le jour #mtlmvenise


Quelques photos prises au vol au fil des canaux et des quais.

La ville de Venise condamne l'homophobie et la transphobie - Venise à l'opposé de la beaufferie berlusconnienne


Stoppez les mafias chinoise, italienne et russe - Venise à l'opposé des finances berlusconniennes

la vétusté rend les façades vénitiennes superbes


En passant devant, j'ai cadré cet hôtel instinctivement. La disposition des quais appelait un rail travelling. J'ai composé machinalement le plan cinématographique dans ma tête. Puis mes souvenirs sont revenus: dans Everyone Say I Love You, Woody Allen passe devant cet hôtel pour rejoindre Julia Roberts. 

l'endroit idéal pour déguster un quartier de pizza assis au bord de l'eau

Celle que j'aime
au loin, le Ponte de l'Accademia


c'est l'turbin


l'instant magique

10 octobre 2013

Venise: 7 vues du Ponte de l'Accademia #mtlmvenise

Le ponte de l'Accademia enjambe le Canale Grande près de son extrémité où il rejoint le Canale San Marco. 

Le pont est toujours encombré par une foule à l'arrêt. Tout le monde veut prendre sa version de la vue la plus emblématique de Venise, la carte postale par excellence, la couverture de tous les guides. Même moi j'ai cédé à chacun de nos passages en m'efforçant de capturer les différentes ambiances lumineuses. Elles illustrent bien mes sentiments conflictuels vis-à-vis de la ville. 





Le pont en lui-même n'est pas très beau et la masse de touristes qui le recouvre a plus sa place dans une série ironique de Martin Parr que dans un album de souvenirs.

J'ai pris un peu plus de temps pour explorer tous ses angles et l'intégrer à mes photos. Je voulais en rappeler l'existence et sortir du poncif de la carte postale. Je me suis inspiré de représentations du métro aérien de New-York pour la composition.





9 octobre 2013

Venise: la quête désespérée du wifi #mtlmvenise

Vous vous en doutez un peu: je suis accro à Internet. Pourtant une petite voix au fond de moi me répète sans cesse que je devrais débrancher de temps en temps. J'ai profité du voyage à Venise pour tenter de l'écouter.

Comme il n'y avait pas de logement AirBnB à la fois, abordable, bien placé et connecté, nous avons laissé tomber la connexion. Le plan était de limiter nos besoins web, d'utiliser le Wifi public payant (VeniceConnected) pour le surf pendant les pauses et compléter avec la 3G pour le géocaching et les cas d'urgence.

C'est un échec sur toute la ligne.

D'abord, je ne suis pas un peu accro à Internet, je suis drogué jusqu'à la moelle. Cette tentative de sevrage à la dure m'a pesé sur le système nerveux, c'était l'horreur... Ce tic pour déclencher la connexion sur mon téléphone à tout bout de champ, argh... Il m'était aussi impossible de finir la soirée sans faire mon tour des réseaux sociaux. J'étais supposé lire, voyez-vous. A la place, j'ai solidement rogné dans mon forfait 3G, beaucoup plus que ce que j'avais prévu.

Ensuite, le wifi public fonctionnait honorablement mais... n'était pas du tout pratique. VeniceConnected est disponible sur les parvis d'église et sur les grandes places publiques. En journée, nous étions toujours en vadrouille et moi seul transportait mon iPad. A part quelques surfs utilitaires (trouver une adresse), nous ne nous sommes jamais arrêté. Nos deux tentatives de capturer le réseau depuis l'intérieur d'un café donnant sur un place se sont soldées par des échecs frustrants. Quant au surf du soir... Les cafés ferment à 21 heures, la ville se vide complètement, plongée dans l'obscurité percée par un éclairage publique parcimonieux. Nous nous imaginions mal sortant joyeusement les iPads assis sur des marches d'églises au milieu du rien obscur.

Avant de vous jeter sur un café pour profiter du Wifi, vérifiez bien qu'il soit bien indiqué comme "free" dans la vitrine (je soupçonne les cafetiers d'en faire un attrape-touristes, très efficace sur moi)
Nous nous sommes rabattus sur les wifi des cafés et des restaurants. Beaucoup le proposent payant. Nous avons trouvés des gratuits (mais les consommations sont obligatoires). Notre première tentative s'est retrouvée bloquée en plein élan par un pépin technique (et non, cher serveur, ce n'est pas parce que nous utilisions des produits Apple, tu as bien été surpris quand ton téléphone Android a perdu le réseau aussi; bien essayé). Les suivantes se sont bien passées. Nous avons même fait d'un restaurant notre cantine officielle du soir, juste parce qu'il était près de l'appartement et qu'il avait du wifi.

Au final, rester connectés nous a coûté très cher pour une durée cumulée très courte. J'aurais peut-être dû réfléchir un peu plus loin et mieux planifier... Ou apprendre à VRAIMENT déconnecter en vacances.

8 octobre 2013

Venise: Ca'Macana et Eyes Wide Shut #mtlmvenise

Parmi les innombrables boutiques de masques, Ca'Macana a fini par se singulariser car nous passions devant tous les jours pour rejoindre le Ponte de l'Accademia. A force, j'ai remarqué l'autographe de Tom Cruise, et la pancarte qui indiquait qu'ici avaient été fabriqués les masques utilisés dans la scène d'orgie de Eyes Wide Shut.


Rah, ces vitrines, c'est la foire aux reflets
La vitrine contenait beaucoup de créations originales, qui la rendaient très différentes des autres boutiques interchangeables, notamment une série de masques steampunk.


Une recherche sur Internet m'a appris que ce n'était pas le seul fournisseur. Il y a notamment celui-ci qui révèle quelques aspects de la production du film.

La scène d'orgie d'Eyes Wide Shut est, hélas, introuvable sur youtube (Pourquoi? Mystère). Reste la scène de l'humiliation de Tom Cruise qui donne aussi un aperçu de la richesse des masques utilisés.

7 octobre 2013

S'orienter à Venise #mtlmvenise

Si on arrive à localiser les parvis d'église et les principaux lieux touristiques, les rejoindre est une autre histoire. Venise est un labyrinthe, entrelacs de petites rues, de passages couverts, de cours intérieures de quais et de canaux. Et croyez-moi, il n'y a rien qui ressemble plus à un canal pittoresque qu'un autre canal pittoresque.

Les cartes aident un peu mais elles sont toutes incomplètes; quant au signal GPS, il est assez mauvais et envoie votre position à une cinquantaine de mètres de la réalité: assez pour vous perdre.

Ce n'est qu'après 2 jours pénibles que j'ai compris comment les habitants et les touristes futés s'y retrouvaient sans effort apparent. Ils lèvent le nez et utilisent les indications jaunes sur les places et aux extrémités de rues vers un des 5 points névralgiques de la ville, puis ils connaissent la fin du parcours par coeur.



Le Canale Grande coupe la ville en 2. Pour passer d'un côté à l'autre, on est envoyé sur les 2 seuls ponts qui enjambent cette section du canal (le Rialto et l'Accademia). La Piazzale Roma est l'extrémité ouest (rattachée à la terre). La Piazza San Marco est le centre. L'Arsenale, l'extrémité est. 


Notez aussi l'omniprésence des indications de WC publics, endroits bien pratiques dans cette ville où l'on marche en permanence et où les cafetiers ne vous laissent pas utiliser leurs commodités sans consommation onéreuse.


Il est aussi possible d'utiliser les Vaporetti, le métro aquatique, pour relier sans risque différents points proches du Canale Grande et des bords extérieurs de la ville. Ca repose les jambes et les neurones, mais ça coûte CHER (6€ minimum le voyage simple). 

vue depuis le quai de la station San Toma
L'arrivé du métro en gare de San Toma

6 octobre 2013

Ah, Venise! #mtlmvenise


Nous revenons de 5 jours à Venise, la caméra pleine de photos magnifiques et le coeur mitigé.

Venise était depuis longtemps sur la liste de nos destinations proposées par celle que j'aime. J'étais peu enclin à retourner en Italie, pays que j'adore, mais dirigé depuis des années par un imbécile dont l'inanité gouvernementale rendait l'ambiance détestable. Il a fallu qu'il soit écarté du pouvoir et poussé lentement et sûrement vers les multiples sanctions judiciaires pour que j'accepte enfin la proposition.

Et encore, j'étais réservé. Venise étant la destination touristique par excellence, je redoutais une déception comme Prague transformé en Disneyland historique.

Mon impression finale est satisfaisante, même si j'ai eu l'impression de visiter 3 villes différentes et très contrastées.

Venise, la touristique

Elle vous saute immédiatement aux yeux: le flot ininterrompu de gens de tous les pays, les embouteillages de gondoles, les magasins de masques, de verreries interchangeables et de brols colorés, les restos impayables ou très bas de gammes. Il y a aussi les centaines de couples venus se marier devant la toile de fond romantique à souhait qui se font photographier aux mêmes endroits et de la même manière. Les chiffres font peur: il y a environs 60.000 habitants pour 24 millions de touristes par an. C'est à se demander si la population a une autre vocation que de servir ses visiteurs. Cette ville-là, je ne l'aime pas.

des mariés parmi des centaines se font photographier

l'embouteillage permanent des gondoles (heureusement sans chant à l'accordéon, parce qu'avec, c'est juste affreux)

Venise, l'américaine

On entend beaucoup d'Américains dans le flot de touristes. La concentration augmente à proximité de la fondation Peggy Guggenheim et des musées d'art contemporain dont l'ambiance sonore fait penser à un film de Woody Allen période New-Yorkaise. J'aime cette ville-là avec réserve car l'art contemporain oscille entre le formidable et le WTF prétentieux.

La version hype du tourisme sur la terrasse de la fondation Guggenheim
Venise, l'intime

Je suis heureux de l'avoir trouvée, principalement dans le quartier du Castello grâce au géocaching. Dans ce labyrinthe de rues couvertes et de cours cachées survit la résistance à la Disneylandisation. C'est elle qui m'a laissé les meilleurs souvenirs et que je vous recommande de voir si vous en avez l'occasion.

le campanile penché de San Stefano

Le corte dei Orbi caché dans un labyrithe de ruelles - je serais bien incapable de le retrouver sans GPS

Comme d'hab', Celle que j'aime a déjà raconté nos aventures plus vite et beaucoup mieux que je le ferais moi-même. Je lui laisse donc la parole sur Murano, Burano et notre appart AirBnb.

N'oubliez pas de faire un tour sur Facebook ou Twitter ou Instagram pour les 74 photos postées pendant le séjour (tag #mtlmvenise).

26 septembre 2013

Sport: la perte de motivation

Quand on doit se dépatouiller entre la panique respiratoire, la douleur et les blessures, maintenir sa motivation est un boulot épuisant.

Le pire arrive lorsqu'au milieu des exercices, des petites voix chuchotent dans mon crâne et me disent invariablement d'arrêter ("c'est trop long, tu es en retard, c'est trop lourd, ton coeur va lâcher, tu vas te blesser, VOILA TU ES BLESSE je te l'avais dit").

Ce qui m'empêche de sombrer complètement: je suis têtu. Donc je recommence toujours, mais le prix est lourd. Quasiment chaque jour, je dois affronter ma peur/ma douleur/mes doutes comme la première fois, cela m'use à la longue et me plonge dans un état dépressif. J'oscille toujours entre entre l'extase et l'agonie noire.

En général, je fonctionne par cycle de plusieurs semaines. Sous stress, je passe par les deux extrêmes de mon humeur dans la même journée. Au sport, c'est dans la même heure. Au plus haut, je résous tous les mystères de l'univers en quelques minutes. Au plus bas, j'arrête tout, j'abandonne et je "disparais" socialement.

Récemment, au boulot, on a pointé le doigt dessus (gentiment, heureusement) en qualifiant cet état d'"invisible internal meltdown" qui me laisse subitement inactif au milieu d'un élan d'activité. Je ne laisse rien transparaître, mais à l'intérieur, la machine est cassée. Il me faut au minimum plusieurs heures pour la reconstruire (parfois cela se compte en semaine) et pendant ce temps là, tous mes projets, dont mon sport régulier, et mon dessin aussi, s'arrêtent.

Avec ces périodes d'absence, maintenir une activité sportive régulière avec un objectif de transformation du corps est une mission impossible.

J'ai bien failli sombrer il y a quelques semaines. C'est la méditation qui m'a sauvé.

Maintenant, je médite en faisant du sport, en focalisant toute mon attention sur ce que je fais. Invariablement, comme lors d'une séance de méditation normale, les pensées parasites s'installent. Mais je suis mieux équipé pour les laisser passer sans "embrayer" physiquement. Mes doutes et mes douleurs apparaissent mais sont immédiatement relativisés et amoindris. Je ne suis pas encore au stade où je peux simplement les ignorer: les voix dans mon crâne ont encore beaucoup de puissance. Mais en tous cas elles ne réussissent plus à me faire abandonner.


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